Budget 2026-2027 : l’État mise sur les recettes internes
Escrito por BELTVHAITI el octubre 8, 2026

401,3 milliards de gourdes : c’est le montant du budget national pour l’exercice 2026-2027. Pour financer ses priorités, notamment la sécurité et l’éducation, le gouvernement compte largement sur les recettes domestiques, avec 95 milliards de gourdes attendus de la DGI et 165 milliards de l’AGD.
Mais derrière ces prévisions se dessine une pression accrue sur les contribuables. L’entrée en vigueur du prélèvement à la source de 15 % sur certaines taxes intervient dans un contexte où l’État cherche à accroître ses ressources, alors que les ménages et les entreprises font déjà face à une conjoncture économique difficile.
Dans le même temps, 232,6 milliards de gourdes sont destinés aux dépenses courantes, contre 50,8 milliards pour les investissements. Le choix budgétaire pose ainsi la question du retour concret des ressources mobilisées auprès de la population.
La sécurité constitue la première enveloppe, suivie de l’éducation. Des secteurs prioritaires dans un pays confronté à une crise multidimensionnelle. Mais l’augmentation des ressources consacrées à ces secteurs ne garantit pas, à elle seule, une amélioration de la situation sur le terrain.
Le véritable défi pour l’exécutif sera donc de démontrer que les nouvelles recettes ne serviront pas uniquement à faire fonctionner l’appareil d’État, mais qu’elles se traduiront par davantage de sécurité, de services publics et d’investissements visibles pour la population.
Au-delà des chiffres, le budget 2026-2027 met ainsi le gouvernement face à une équation délicate : prélever davantage, tout en convainquant les contribuables que leur argent est effectivement utilisé au service de l’intérêt public.