L’Opposition progressiste rejette la poursuite du processus électoral et réclame une recomposition du pouvoir
Written by BELTVHAITI on October 31, 2026

La poursuite du processus électoral dans un contexte marqué par l’insécurité, l’affaiblissement des institutions et l’absence de garanties démocratiques ne convainc pas l’Opposition progressiste. Le regroupement politique conteste la capacité des autorités actuelles à conduire le pays vers des élections crédibles et transparentes. Il préconise plutôt une recomposition du pouvoir autour d’un exécutif bicéphale composé de personnalités intègres, compétentes et respectées.
La récente prolongation du calendrier électoral constitue, selon cette structure, une nouvelle illustration de l’impasse dans laquelle s’enfonce le processus. Elle accuse le gouvernement de ne pas avoir créé les conditions nécessaires à l’organisation des élections et dénonce la dépendance du Conseil électoral provisoire (CEP) vis-à-vis de la Primature. Pour l’Opposition progressiste, la tenue d’un scrutin dans ces circonstances ne saurait apporter une réponse durable à la crise institutionnelle.
Le regroupement politique étend également ses critiques à la gestion de la crise sécuritaire. Il dénonce notamment l’absence de réponses appropriées des autorités haïtiennes après la disparition de soldats salvadoriens, alors que des militaires de ce pays participent aux recherches de leurs ressortissants. Une situation qui, à ses yeux, témoigne davantage du recul de l’État haïtien que d’une coopération sécuritaire maîtrisée.
L’Opposition progressiste estime que les priorités nationales ne peuvent être sacrifiées au profit d’un calendrier électoral qu’elle considère déconnecté des réalités du pays. Elle assimile cette démarche à un « mensonge d’État », soutenu, selon elle, par les signataires du Pacte de stabilité et d’organisation des élections.
Pour sortir de cette impasse, la structure affirme avoir engagé des consultations avec les forces vives et les différents secteurs de la société haïtienne. Elle entend construire une alternative politique autour d’une gouvernance de rupture, chargée de restaurer l’autorité de l’État, de rétablir la sécurité et de préparer les conditions d’élections véritablement crédibles.
À travers cette initiative, l’Opposition progressiste remet ouvertement en question la légitimité des dirigeants actuels et appelle à une nouvelle configuration du pouvoir. Toutefois, la capacité de ce projet à rallier les différents secteurs politiques et sociaux reste un enjeu majeur dans un paysage national profondément fragmenté.