Le maître de la maison entra dans la chambre de Jacinthe ; elle l'attendait, c'était une obligation. Elle était un bien, une chose, taillable et corvéable, totalement soumise et exploitée sans aucune limite.
Elle était déjà nue ; sans réfléchir, elle écarta les jambes, ferma les yeux et attendit. La première fois, elle s'était débattue face à la brutalité, à la douleur, à la meurtrissure de ses chairs labourées sans ménagement ; elle eut du mal à marcher pendant plusieurs jours.
Depuis ce jour-là, elle servit de jouet, d'objet sexuel pour son maître.
Lorsqu'elle quitta la plantation pour rejoindre la résistance dans les mornes, son univers bascula. Tout son corps réclama vengeance et réparation.
Sa présence à la réunion décisive du 14 août 1791 n'était pas un hasard, mais une mission en vue de chasser les démons et d'exorciser son âme.
Plus de fouet.
Plus de viol.
Cette nuit du 14 août marqua la fin du règne des bourreaux, des criminels.
Aujourd'hui, le viol, le fouet, la déshumanisation refont surface ; comme Jacinthe, rallions la résistance.
Le message de RAFO
Il existe un petit reste ; il s'organise en vue de préparer le Jour Nouveau.
Dédicace
Dédié aux femmes et hommes honnêtes du pays.
Merci à nos supporters